Quand un dragon choisit une âme, le monde retient son souffle.
Princesse de Dragornia, Elyra a grandi avec Noxmire à ses côtés, le dragon qui l'a choisie pour Éclâme. Élevée pour devenir la future souveraine, elle croyait que son avenir était tracé. Mais lors du Solstice, la nuit où tout devait être célébré, tout bascule.
Forcée de quitter le palais et de fuir le royaume aux côtés de Noxmire, la jeune princesse n'a d'autre choix que d'abandonner derrière elle sa famille, son peuple et la seule vie qu'elle ait jamais connue. Désormais, elle n'a plus que son lien avec le dragon pour survivre dans un monde qui les rejette.
Commence alors un voyage à travers des terres sauvages et inconnues, peuplées de dangers et d'alliés inattendus. Au fil des épreuves, Elyra découvrira que certaines vérités, longtemps dissimulées, pourraient bien changer le destin de Dragornia et peut-être même celui du monde tout entier.
« Depuis l'aube des royaumes, aucun souverain de Dragornia n'a régné sans l'Éclâme d'un dragon. » — Maître Therin
Avant sa sortie officielle, un appel est en cours auprès des chroniqueurs et lecteurs presse pour découvrir Dragornia en avant-première.
Extrait · Chapitre 1 — L'Aurore d'une héritière
« Depuis l'aube des royaumes, aucun souverain de Dragornia n'a régné sans l'Éclâme d'un dragon. » — Maître Therin
L'aube se levait sur Dragornia. Peu à peu, le ciel s'ouvrait dans des nuances d'orange et de cuivre, et cette lumière venait glisser sur les toits et les tours du palais. Du haut des remparts, la cité s'éveillait encore à demi endormie.
Les cloches n'avaient pas sonné, mais le château n'était déjà plus silencieux. Dans les couloirs, des pas résonnaient. Les gargouilles taillées à l'image des dragons protecteurs dominaient les façades.
Dans la cour royale, l'activité commençait doucement. Des chevaliers traversaient l'esplanade pavée, leurs armures marquées par les années de service, polies par le temps autant que par l'honneur. Ils parlaient peu, comme si chacun gardait ses pensées pour lui.
Sur leurs visages, on pouvait lire les traces des batailles passées. Pourtant, ce matin-là, ce n'était pas la guerre qui occupait leurs esprits. De la fierté, peut-être. De l'espoir, sans doute. Et chez certains… une étrange mélancolie.
Car ce jour-là, personne ne pleurait un frère tombé au combat. Tous attendaient simplement ce qui allait naître.
— Cindy Bruscaggin